Le festival June Events et les Rencontres chorégraphiques de Seine Saint-Denis se poursuivent jusqu’à la mi-juin. Un tout nouveau festival, le Paris Globe, propose une programmation exclusivement internationale de danse et théâtre. Danse Elargie revient dans une nouvelle formule avec un pied au théâtre et l’autre en extérieur, Place du Châtelet. La Villette accueille le concours Sobanova, un focus flamenco et un grand battle hip-hop. En juillet le Grand Palais d’été et Paris l’été prennent le relai pour animer Paris et les alentours de spectacles et performances de danse, théâtre et cirque.
< Paris Globe festival >
Paris Globe festival jusqu’au 4 juin.

Nouveau festival, Paris Globe est l’alliance de huit lieux pour faire découvrir la scène contemporaine internationale : le Théâtre Silvia Monfort, le Théâtre 13, le Théâtre 14, Les Plateaux Sauvages, le Théâtre de la Bastille, le Carreau du Temple, la Maison des Métallos et le Théâtre Paris-Villette. Huit lieux qui mutualisent leurs réseaux, leurs curiosités, leurs intuitions artistiques pour construire une programmation de neuf créations internationales inédites à Paris. Un festival orienté théâtre, mais également danse et performance.
Au programme :
◊ Le sacre du Printemps par la compagnie italienne Dewey Dell, du 28 au 30 mai au Théâtre Silvia Montfort, prix de la meilleure production de danse en Italie en 2023.
◊ It’s the end of the amusement phase de Chara Kotsali du 27 au 28 mai au Théâtre Paris-Villette.
◊ Coming soon de Soraya Leila Emery les 3 et 4 juin à la Maison des Métallos.
◊ Enfreakment de Diana Niepce les 3 et 4 juin au Théâtre de la Bastille.

< La Villette >
Concours SOBANOVA le 3 juin.
Cette année, La Villette accueille la grande finale publique du concours Sobanova Dance Awards. Créé pour révéler et accompagner les chorégraphes émergents, ce concours offre à de jeunes artistes une scène tremplin dans des conditions professionnelles. Les artistes sont invités à présenter un extrait de leur création. A la clef, plusieurs prix décernés par le public et un jury composé de professionnels : Sabine Kasbarian (La Villette), Lisa Dulin (La Villette), Christine Bastin (Fabrique de la Danse), Carolyn Occelli (Théâtre de Suresnes Jean Vilar), Abou Lagraa (Cie La Baraka), Mourad Merzouki (Cie Käfig), Benoît Dissaux (Théâtre Olympia Arcachon) et Pierre-François Heuclin (Vaison Danses).

Flamenco du 16 juin au 5 juillet.
De juin à juillet, La Villette passe au rythme de l’Andalousie. Artistes de renom et talents émergents – dont beaucoup sont passés par le prestigieux Festival del Cante de las Minas – vont faire vibrer le plateau de La Villette.

House of Bastet les 20 et 21 juin.
À Freestyle Villette, House of Bastet propose un battle scénographié et immersif, pensé comme un espace de réappropriation, de dépassement et de célébration à travers trois styles fondamentaux : hip-hop freestyle, waacking et house dance. L’événement se veut artistique, politique et inclusif : un hommage vibrant aux danses afrodescendantes et queer, tout en affirmant une parole féminine forte au cœur du dispositif.

< Carreau du Temple >
Focu Meu de Benjamin Kahn les 3 et 4 juin.
En partenariat avec l’Atelier de Paris – CDCN dans le cadre du festival June Events, Benjam Kahn propose sa toute nouvelle création pour cinq interprètes. Fil conducteur de la danse, la figure du cortège, qu’il soit funéraire, festif ou militant, circule entre saturation sonore et silence opaque. Focu Meu convoque notamment les iconiques « pleureuses » et la transe thérapeutique de la tarentelle pour y débusquer les ressorts d’un renouveau collectif.

Nuit Blanche le 6 juin.
Le Carreau du Temple fait partie des sites officiels de cette nouvelle Nuit Blanche avec une soirée entièrement dédiée à la danse et aux expériences collectives. Le public est invité à un parcours chorégraphique avec les créations de Leïla Ka C’est toi qu’on adore avec 26 danseurs et danseuses du CNSMDP et de l’Université de Californie du Sud ; Olivier Dubois, Drummers une performance de 50 danseur·euses amateur·rices, et Mickaël Phelippeau pour une Yellow Party, bal participatif avec comme invités Marie-Laure Caradec, Ben Cissé, Anastasia Moussier et Alban Richard.

< Ménagerie de Verre >
Zero-Three, par le Noa Eshkol Chamber Dance Group le 6 juin.
À l’occasion de la Nuit blanche 2026, et en collaboration avec le musée d’art et d’histoire du Judaïsme qui présente l’exposition Noa Eshkol, 1924-2007. Danse et compositions [lire article], le Noa Eshkol Chamber Dance Group propose la performance Zero-Three composée au début des années 1960 par la chorégraphe Noa Eshkol.

< Théâtre de la ville >
Danse élargie du 6 au 7 juin.

Nouvelle édition de ce festival international, imaginé par chorégraphe Boris Charmatz avec le Musée de la danse, le metteur en scène Emmanuel Demarcy-Mota avec le Théâtre de la Ville-Paris et la Fondation d’entreprise Hermès, qui ouvrait plateau du Théâtre Sarah-Bernhardt à des créateurs de toutes les disciplines et à leurs idées les plus folles avec cette seule contrainte :10 minutes maximum et 3 interprètes minimum.
En 2026, Danse élargie invite les artistes de toutes les disciplines et de toutes nationalités à proposer au public un geste qui soit pensé pour la scène, ou bien, nouveauté de cette édition, pour l’espace public.
Réalisé cette année avec la précieuse collaboration du Cndc d’Angers, dirigé par le chorégraphe Noé Soulier, de La Comédie de Valence, CDN Drôme-Ardèche, dirigée par l’auteur, metteur en scène et scénographe Marc Lainé, et du Ballet de Lorraine – Centre chorégraphique national, dirigé par la chorégraphe Maud Le Pladec. Gratuit avec ou sans réservation.

< Philharmonie de Paris >
Concerto Danzante les 6 et 7 juin : Les Arts Florissants avec le CCN-Ballet de Lorraine.
Oscillant entre danse contemporaine et waacking (Théotime Langlois de Swarte – Maud Le Pladec – Josépha Madoki), ce virevoltant spectacle très musical, qui rassemble des artistes de haute renommée, met en mouvement(s) une traversée de l’histoire du concerto axée autour de pièces emblématiques de Vivaldi et de Bach.

What The Body Does Not Remember, Wim Vandekeybus, Thierry de Mey et Peter Vermeersch le 17 juin.
Wim Vandekeybus recrée sa renversante première pièce, What The Body Does Not Remember. Aussi intempestive et créative que la danse, la musique est ici interprétée par l’Ensemble intercontemporain.

Hear Eyes Move, Dances with Ligeti / Elisabeth Schilling – Cathy Krier les 25 et 26 juin.
La chorégraphe luxembourgeoise Elisabeth Schilling fusionne la musique des Études pour piano de Ligeti avec la danse dans une sorte de danse-concert ou concert-danse où les deux arts sont réunis dans un même espace sensoriel.

< Musée de l’Orangerie >
Schönheit ist Nebensache, Pol Pi le 8 juin.
Dernière séance de la saison pour Danse dans les Nymphéas avec Pol Pi d’après une chorégraphie originale de Dore Hoyer, interprète de Mary Wigman créée entre 1959 et 1962 et une musique originale de Paul Hindemith, Sonate pour alto solo op.25 n°1.

< Théâtre de Chaillot >
Tenir le Temps, Rachid Ouramdane et le Ballet de l’Opéra de Tunis du 10 au 14 juin.
Avec Tenir le temps, créé en 2015, Rachid Ouramdane propose une pièce chorégraphique pour 16 danseurs, remontée 11 ans plus tard pour le ballet de l’Opéra de Tunis, axée sur la question du groupe, du mouvement collectif et de la synchronisation. Dans une forme presque abstraite, le chorégraphe explore la dynamique des foules et la manière dont les individus cohabitent dans un espace commun, entre harmonie et tension.

< Et 20 l’été >
Et 20 l’été du 11 au 14 juin.
Et 20 l’été, festival consacré aux arts de la rue revient pour sa 17ème édition dans le 20ème arrondissement de Paris. Quatre jours de festivals avec 14 compagnies pour plus de 25 représentations gratuites dans les rues, les places, les parcs : danse, théâtre, cirque à découvrir au coin de la rue.

< Théâtre de la Ville >
Chantiers d’Europe.
◊ Per Altre Voci de Ambra Senatore du 10 au 13 juin.
◊ Calidoscòpica de Sonia Gomez du 19 au 20 juin.
◊ Theatre of Dreams (reprise) de Hofesh Shechter du 25 juin au 11 juillet.

< Micadanses >
fait maison du 12 au 15 juin.
Le festival fait maison, temps fort dédié aux savoirs de la danse, revient pour une dixième édition qui met à l’honneur les danses du monde (danse coréenne, danses migratoires, danse tahitienne, danses traditionnelles, tarentelle), reflets de la diversité des pratiques et des esthétiques développées en studio. Autre thème cher à micadanses qui sera à l’honneur durant ces quatre journées : la danse et le handicap dans ses expressions artistiques et pédagogiques.
Au programme : des ateliers inclusifs (audiodescription, danse et rythmes, composition et improvisation), l’ouverture studio de la nouvelle création de Claire Durand-Drouhin accueillie en résidence, ainsi qu’un partage d’expériences, Le handicap à la conquête de l’espace, réunissant pédagogues et artistes complices.
Tout est gratuit, il suffit de réserver !

< Grand Palais >
Pour sa deuxième édition, le Grand Palais d’été affirme son identité de scène artistique pluridisciplinaire et audacieuse et propose des pièces et des spectacles réadaptés spécialement à l’architecture du lieu. Théâtre, danse, concerts, performances et fêtes populaires investissent la Nef, qui devient lieu d’expériences collectives, de découvertes et de célébrations.
Derniers feux de Némo Flouret les 12, 13 et 14 juin.
Danseur et chorégraphe formé au Conservatoire national supérieur de Paris et à P.A.R.T.S., Némo Flouret travaille au croisement des disciplines. On a pu le découvrir avec sa création 900 Something Days Spent in the XXth Century (2021) puis pour sa collaboration avec Anne Teresa De Keersmaeker pour Forêt. Derniers feux est une rêverie sur l’éphémère et l’immatériel : un spectacle sur la création d’un spectacle, une utopie naissante portée par dix jeunes performeurs qui tentent de donner corps ensemble à un monde après le monde.
Sharon Eyal / Léo Lérus, Ballet de l’Opéra national du Rhin du 30 juin au 1er juillet.
Passé par le Théâtre de la Ville il y a peu, le Ballet de l’Opéra national du Rhin revient avec le même programme tout en contraste à ne pas manquer avec les créations de Léo Lérus (Ici) et Sharon Eyal (The Look).
Dead Leaf de Nassim Baddag, Lilian Damango, Racha Arodaky le 8 juillet.
Entre breakdance et danse contemporaine, déséquilibre et tentative de contrôle, une exploration de la fragilité de l’instant et de la persistance du mouvement. Duo, Nassim Baddag et Lilian Damango, accompagné par la pianiste Racha Arodaky.
Crescendo de Maud Le Pladec / Ballet CCN de Lorraine du 16 au 18 juillet.
Un programme composé pour l’occasion de quatre pièces de Maud Le Pladec (Synchronicité, Works, Veins of Water) et de Turning Burning de Jan Martens.
Avec Eddy de Pretto en After Nef les 17 et 18 juillet.
Programme complet du Grand Palais d’été à retrouver par ici :

< June Events >
June Events jusqu’au 13 juin.

La 20e édition du festival June Events 2026, organisé par l’Atelier de Paris / CDCN, se déroule du 26 mai au 13 juin 2026 à la Cartoucherie de Vincennes et dans d’autres lieux parisiens.
Le festival débute avec LABOUR de la compagnie québécoise PARTS+LABOUR (Emily Gualtieri et David Albert-Toth), pour 5 interprètes, à découvrir le 26 mai à 21h au Théâtre de l’Aquarium.
Cette nouvelle édition témoigne d’une fidélité artistique qui se poursuit d’année en année avec des chorégraphes comme Florencia Demestri, Samuel Lefeuvre, Danya Hammoud, Julie Nioche et Isabelle Ginot. Une programmation à laquelle on ajoutera les noms de Marcela Santander Corvalán, Benjamin Kahn, Charlotte Rousseau, Julie Botet, etc.
Focus sur les scènes artistiques libanaise, marocaine et tunisienne, curaté par le chorégraphe Selim Ben Safia.
June Events renoue également un partenariat avec le Centre des Monuments nationaux dans le cadre de Vivant Monument. Ainsi le public est invité à découvrir le duo Quelle Aurore de Soa Ratsifandrihana et Bonnie Banane à la Sainte Chapelle de Paris et celui d’Alban Richard et Florentin Ginot au château de Vincennes.
Programmation complet :

< RIC 93 >
Les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine saint-Denis jusqu’au 13 juin.
Les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis (RCI 93) 2026, se déroulent durant quatre semaines dans une dizaine de villes du département. On y retrouve artistes émergents et confirmés, des premières en France et des créations 2026. Quelques pistes pour s’y retrouver : un focus La Ribot avec Asier Purga, puis avec Mathilde Monnier et en solo pour la Pièce distinguée N° 59 ; Betty Tchomanga en Autoportrait ajoute un quatrième volet à sa trilogie Histoire(s) décoloniale(s) ; Ola Maciejewska sculpte la danse serpentine de Loïe Fuller ; le SACRE, solo de Daniel Larrieu ; Emmanuel Eggermont.
Programme complet :

< Paris l’été >
Festival Paris l’été du 11 juillet au 4 août.
Nouvelle édition de ce festival d’été bien connu à Paris avec sa riche programmation de musique, théâtre, danse, performance, cirque avec une ouverture grand format le 11 juillet sous la verrière du Grand Palais : All World Waacking Battle sous la direction de Josepha Madoki. Plus d’une centaine de danseur·ses s’affrontent sous le regard de juré·es de référence, en coproduction avec le Grand Palais d’été.
Amalia Salle fait tourner ses Vavaldines dans l’espace public (Paris, Bagneux, Ivry-sur-Seine, etc.) du 15 juillet au 4 août.
Avec Tendres colères, les frères Ben Aïm explore ce point de bascule où l’émotion déborde sans jamais exploser, du 15 au 17 juillet.
Carcaça de Marco Da Silva Ferreira à ne pas manquer du 21 au 23 juillet, pour découvrir la danse de ce chorégraphe portugais.
Avec l‘Ivresse des Lucioles, Carmela Loanga délivre, du 22 au 23 juillet, une chorégraphie enflammée où la danse s’écrit comme un long plan-séquence mêlant Voguing, électro, krump et hip-hop.
Dans le sublime Pavillon Sud du Petit Palais Adentro de Diana Szeinblum s’amuse à démonter la structure des danses folkloriques argentines pour en révéler la vitalité cachée, du 22 au 24 juillet. Sur un registre proche, Fest-Noz la compagnie C’hoari puise dans les danses traditionnelles bretonnes, mais en détourne les codes avec malice, le 26 juillet suivi d’un concert gratuit.
Allez au bal participatif BALATATA de Magda Kachouche dans l’ancienne salle de bal du Palais de la Porte Dorée pour raviver l’esprit du bal populaire et imaginer une fête indisciplinée, à mi-chemin entre guinguette, cabaret et rituel contemporain, le 25 juillet à partir de 19h.
On pourra également aller voir Anima, une performance de Maëlle Poésy dans une installation photographique de Noémie Goudal du 16 au 18 juillet, le collectif XY dans le parc des Buttes Chaumont et ailleurs du 16 au 19 juillet ; le Grand défilé d’Edith Amsellem au Carreau du Temple les 22 et 23 juillet.
Programme complet à retrouver par ici :

< Mahj >
Noa Eshkol, 1924-2007. Danse et compositions, une exposition jusqu’au 30 août.
Le musée d’art et d’histoire du Judaïsme présente la première exposition en France consacrée à l’artiste israélienne Noa Eshkol (1924 – 2007). Pionnière de la danse moderne, chorégraphe, formée auprès de Laban à la cinétographie, elle produit son propre système de notation des mouvements. Elle fut aussi une prodigieuse artiste textile à partir de 1973. L’exposition met en lumière son œuvre des années 1950 aux années 2000, de ses compositions chorégraphiques à ses célèbres Wall carpets, à travers dessins, photographies et vidéos. [Lire article]


Agenda danse juin – juillet 2026, visuel de couverture : The Look, Sharon Eyal © Agathe Poupeney
