Agenda danse de février 2026 : Faits d’hiver reste le grand pourvoyeur des spectacles à venir sur Paris et aux alentours. Le festival Les Singulier·es invite la danse dans une programmation plus spécifiquement théâtrale. Le festival Everybody entame sa programmation au moment ou Faits d’hiver s’achève. Il faudra alors choisir entre d’un côté Maud le Pladec et Marco da Silva Ferreira, et de l’autre Yann Alexandre et Myriam Gourfink… Les amoureux de flamenco pourront se reporter quant à eux sur la Biennale de danse flamenco qui se tient à Chaillot.
[Micadanses]
◊ Dead Horse in a Bathub de Nicolas Cantillon les 2 & 3 février.
Le western est un genre à part entière : film bien sûr, mais littérature, musique, un mythe autant qu’une histoire violente et dramatique. Pour beaucoup, il constitue aussi un coin d’enfance, des souvenirs qu’évoque avec tendresse et dérision Nicolas Cantillon.
En partenariat avec le Centre culturel suisse.


◊ Dos de Delgado Fuchs les 2 & 3 février.
DOS est un duo d’hommes, avec un « musculeux puissant » et un « gracile svelte » qui se cherchent, se trouvent, se supportent, s’agacent un peu, sans jamais trahir leur voie personnelle. Comment se définir sans se référer aux canons, aux étalons, aux icônes ?

◊ Ouv’Âges de Lionel Hoche, Daniel Larrieu, Carlotta Sagna les 6 & 7 février.
Trois danseurs et chorégraphes de renom, « mûris en fûts de chêne », séniors à l’appétit de faire encore bien présent, accompagnés par une « volée de bois vert » de jeunes danseurs en pleine effervescence et un groupe de séniors. il s’agit avec ouvrÂges de faire surgir, d’ouvrir les temps et les âges…


[Théâtre Sylvia Monfort]
◊ Transfiguration d’Olivier de Sagazan du 4 au 7 février.
Depuis plus de 30 ans, Olivier de Sagazan développe une pratique hybride qui intègre peinture, sculpture et performance pour créer une œuvre où l’art et la vie sont inséparables. Son travail tente de faire parler le corps, de faire surgir le côté étrange et précieux de la vie, en s’appuyant sur des fondements philosophiques, littéraires et artistiques articulés par Beckett, Artaud et Francis Bacon. Dans cette performance, l’artiste se construit par couches d’argile successives un autre visage, pour transformer, défigurer et faire surgir son vrai visage. Présentée plus de 200 fois à l’international, cette pièce phare d’Olivier de Sagazan n’a été que très peu présentée en France.

◊ Il nous est arrivé quelque chose d’Olivier de Sagazan du 12 au 14.
Olivier de Sagazan croise art et sciences pour une performance reliant la matière du corps à celle des mots. Une course vers la transe, un corps-texte inénarrable !

[Atelier de Paris]
◊ de dIAboli de Christine Armanger les 5 et 6 février.
de dIAboli s’intéresse à la figure ambivalente du diable et à ses enjeux contemporains, notamment par le biais d’un questionnement sur l’Intelligence Artificielle (IA). La pièce est portée par trois interprètes et un chien robot équipé de ChatGPT. Dans un flirt halluciné entre les diableries du XVe siècle et un épisode de Black Mirror, elle propose d’inventer un sabbat pour le temps présent.

[Espace 1789]
◊ Majorettes de Mickaël Phelippeau les 6 & 7 février avec le festival Faits d’hiver.
Mickaël Phelippeau poursuit son art du portrait vivant et de la rencontre. Après ‘les portraits de groupes’ comme Chorus (2016) et Footballeuses (2018), Mickaël Phelippeau fait équipe avec les Major’s Girls, troupe mythique de majorettes montpelliéraines. Une histoire de transmission générationnelle et de sororité.


[Théâtre du Garde-Chasse Les Lilas]
◊ Into the Silence de Yuval Pick le 12 février.
Après PlayBach en 2010 et Vocabulary of need en 2020, la musique de Bach est une fois de plus à l’honneur dans cette dernière création avec les danseurs de sa nouvelle compagnie Lignes Sauvages. Œuvre pour trois interprètes, un duo et un solo, Into the Silence propose un espace suspendu où le corps dialogue avec la musique de Bach, explorant la lenteur, l’écoute et la résonance.

[La Villette]
◊ Double soirée à La Villette du 11 au 13 février avec Mellina Boubetra et Léa Vinette.
Mellina Boubetra présente NYST (avec Julie Compans). Alors que la danseuse déploie une gestuelle précise et fluide, les mots de Julie Compans font voir ce que le corps ne dit pas. Avec Eclats, Léa Vinette développe une signature chorégraphique plus viscérale, où le corps est traversé par des forces qui le dépassent.


[Le Colombier Bagnolet]
◊ Le Margherite Erika Zueneli le 13 février.
Telle la marguerite à laquelle on arrache peu à peu ses pétales, les interprètes affirment ensemble et face à nous une poétique de l’éphémère autant que de l’éternité.

[Chapelle Saint – Louis de la Salpêtrière]
◊ EXALTE/Maria & Magda de Carole Quettier les 14 & 15 février.
EXALTE/Magda & Maria se présente comme un poème en trois temps (solo, duo, solo) inspiré par les mystiques religieuses et les figures de la Vierge Marie et Marie Madeleine, par les écrits auxquels elles ont donné corps et par la pluralité de représentations picturales et sculpturales qu’elles ont suscitées.


[Théâtre de la Bastille]
◊ Every Body Know What Tomorrow Brings And We All Know What Happened Yesterday de Mohamed Toukabri du 17 au 28 février.
La démarche chorégraphique de cet interprète remarqué est une interrogation sensible de sa mémoire. Sa création précédente invitait sa mère présente au plateau à recréer un dialogue, à le décaler, à évoquer son pays d’origine, la Tunisie, à s’emparer de son destin. Cette fois-ci, il zoome intérieurement la danse qui l’habite, celle qui s’est développée dans la rue ou sur les scènes prestigieuses européennes.

[Théâtre de la Cité internationale]
◊ N.éon d’Yvann Alexandre le 19 février.
Yvann Alexandre présente sa dernière création qui sera bien la dernière puisqu’il a décidé de mettre fin à sa carrière de chorégraphe qu’il a tenue durant plus d’une vingtaine d’année. L’occasion donc de le découvrir ou de le voir pour la dernière fois.

[Micadanses]
◊ Almasty de Myriam Gourfink le 19 février.
Recréation d’une pièce de 2014, interprétée par l’une de ses fidèles danseuses, Deborah Lary, et à la composition sonore live Kasper T. Toeplitz. A ne pas manquer !


Théâtre de la Bastille
◊ Histoire(s) Décoloniale(s) de Betty Tchomanga du 2 au 11 février.
Reprise de ces quatre portraits croisés Dalila Khatir, Folly Romain Azaman, Emma Tricard et Adélaïde Desseauve aka Mulunesh qui par leurs corps hétérogènes, leurs voix singulières et leurs identités multiples, convoquent l’Histoire.
◊ Nulle part est un endroit de Nach le 5 février, 18h.
La danseuse retrace le parcourt qui l’a menée du krump, aux scènes de la danse contemporaine, en passant par ses explorations d’autres esthétiques croisées au fil de ses voyages : duende, butô, clown, kathakali, rituels chamaniques.

Le 104 – festival Les Singulièr·es
Festival les Singulièr·es jusqu’au 21 février.
Une programmation théâtrale qui invite aussi la danse. La danseuse de flamenco Paloma Pradal se raconte dans un seul en scène dans Et vous qui êtes-vous ?. Le metteur en scène Michel Schweizer avec DOGS [Nouvelles du parc humain], invite cinq jeunes danseuses et danseurs à un jeu de société grandeur nature, en dialogue avec le public. Quant à elle, la chorégraphe Claire Dessimoz explore et multiplie les manières d’être soi-même face au regard des autres. À l’assurance dictée par les postures sociales, Grand Miroir substitue la tentative, le ridicule et l’incertain.

Chaillot
Biennale de danse Flamenco jusqu’au 14 février.
La Biennale d’art flamenco de Chaillot est un grand festival de danse et de musique flamenco qui a lieu tous les deux ans au Théâtre national de la Danse Chaillot, à Paris, en complicité avec la Biennale de Séville. Elle rassemble chorégraphes, danseurs et musiciens, stars reconnues et jeunes talents, pour montrer la vitalité contemporaine de cet art.
Au cœur de la Biennale, le week‑end Chaillot Expérience Flamenco les 7 et 8 février qui propose performances courtes, moments participatifs, DJ sets, projections, rencontres, ateliers dans tous les espaces du théâtre.

13e Art
◊ DUB d’Amala Dianor du 5 au 21 février.
Créé en 2023 au Théâtre de la Ville, DUB forte de 11 danseuses et danseurs venant du monde entier fusionnent hip-hop, waacking, électro sur la bande musicale reggae et électro mixées en direct sur scène par le compositeur Awir Leon.

◊ Nature of Fall, Adi Boutros du 4 au 7 février.
Avec sa création Nature of a Fall, Adi Boutrous engage une réflexion sur une contradiction existentielle de l’être humain, qui oscille entre l’instinct de destruction et la recherche d’une harmonie partagée. Une chorégraphie exigeante et physique où six danseurs affrontent cette dualité, incarnant l’idée que le renouveau ne peut émerger qu’après la destruction.

◊ Thr(o)ugh et Skid de Damien Jalet du 28 février au 8 mars.
Thr(o)ugh et Skid ont pour origine commune le dangereux rituel japonais du festival d’Onbashira : des hommes chevauchent des troncs d’arbres en descendant le flanc d’une montagne. Le chorégraphe s’en inspire pour créer deux ballets où la scène devient le lieu de tous les dangers.

Musée du Quai Branly
◊ Poétique des ailleurs avec Héla Fattoumi et Éric Lamoureux le 7 & 8 et le 14 & 15 février.

En février 2026, pour sa troisième carte blanche à des chorégraphes, le musée du quai Branly – Jacques Chirac convie Héla Fattoumi et Éric Lamoureux (à la direction du CCN de Bourgogne-Franche-Comté à Belfort) durant deux weekends intenses de danse et de musique live. Après Bintou Dembélé et Fouad Boussouf, ils proposeront une programmation inspirée des notions de brassage et de mise en relation des imaginaires chères à leur démarche avec leurs dernières pièces (Les Auras, Tout-Moun, Akzak), une création in situ et des performances d’artistes issus des cultures caraïbéennes invités au cœur du plateau des collections et au théâtre Lévi-Strauss.
Avec les 7 et 8 février les compagnies invitées Clémence Baubant – Cie Empreintes et Léo Lurus – Cie Zimarèl.

Les Plateaux Sauvages
◊ Dans ma cuisine, un désert ? de Christian et François Ben Aïm & Mariette Navarro, du 13 au 21 février.
Les frères Ben Aïm sont de retour aux Plateaux Sauvages avec une proposition jeune public. Cette écriture plurielle du célèbre duo de chorégraphes et de l’autrice Mariette Navarro nous invite à voir comment – par le texte, l’acrobatie et la danse – notre rapport à l’eau peut inspirer notre rapport au monde.

Musée de l’Orangerie
◊ Untitled (Nostalgia, Act 3) de Tiran Willemse, Gallery version le 16 février.
Dans Untitled (Nostalgia Act 3), Tiran Willemse convoque un héritage complexe où la précision des gestes échappés du ballet Giselle cède lentement la place à l’énergie des danses africaines urbaines.

Festival Everybody du 18 au 22 février.
Pour cette cinquième édition, les récits de résistance sont au cœur des propositions artistiques programmées. Pendant cinq jours, le festival Everybody initié par Le Carreau du Temple, présente des propositions artistiques qui placent la représentation du corps au cœur de leurs projets. Quels regards portent les artistes sur les stéréotypes liés notamment au genre, à la couleur de peau, à l’âge, au handicap dans notre société ? Dans le contexte actuel, comment abordent-iels la question des identités et des différences ? Everybody est un bain bouillonnant d’esthétiques diverses, de points de vue pluriels et internationaux, sur des chemins uniques entre formes hybrides et étonnantes.
Au programme : spectacles de danse contemporaine, performances, expo photos, battle waacking, cours de danse & ateliers participatifs, projection, rencontre…
Avec les artistes : Soa de Muse, Mami Watta & Shei Tan / Maud Le Pladec / Chiara Bersani / Annabel Guérédrat / Living Smile Vidya / Alice Ripoll / Rokhaya Diallo & Brigitte Sombié / M’barka Amor / Olga Gibelinda / Arthur Perole / Sisley Loubet.


Théâtre du Rond Point
◊ Graces de Silvia Gribaudi du 25 février au 1er mars.
La chorégraphe et danseuse italienne Silvia Gribaudi élabore un langage chorégraphique à la croisée de la danse et du théâtre qui, sous une forme légère et ironique, déconstruit les clichés. Inspirée des Trois Grâces, une sculpture de Canova représentant les filles de Zeus aux formes parfaites, elle défie les normes conventionnelles de la beauté et de la danse aux côtés de trois danseurs complices, pour nous inviter à réfléchir sur la perception de la grâce.

Musée Picasso
◊ Les HYBRIDES # 6 avec Marion Motin et Sopico le 27 février.
Dans le cadre de sa programmation culturelle : pour la première fois, la chorégraphe Marion Motin et le rappeur-guitariste Sopico se rencontreront sur scène au musée Picasso, dans une performance exclusive imaginée pour Les Hybrides. On en profitera pour visiter la belle exposition Philip Guston.

Théâtre Jean Vilar Suresnes
La 34ᵉ édition du Festival Suresnes Cités Danse jusqu’au 8 février.
◊ Ensō – Boléro de Mickaël Le Mer les 7 et 8 février.
Ensō – Boléro de Mickaël Le Mer vient clore le festival. Entre philosophie zen et cypher hip-hop, Mickaël Le Mer signe une pièce qui au final revisite l’œuvre de Ravel autour de la symbolique du cercle (lire notre article).

Espace 1789 Saint-Ouen
◊ Les yeux fermés de Mickaël Le Mer les 16 & 17 février.
Le chorégraphe s’inspire du peintre Pierre Soulages, maître de la couleur noire, fasciné par sa manière d’en faire jaillir la lumière, et crée un ballet hip-hop pour huit danseurs.

Théâtre Gérard Philippe Saint-Denis
◊ Qui a peur de Lysistrata ? Marie Dilasser, Roser Montlló & Brigitte Seth du 12 au 22 février.
Le titre de la pièce reprend le nom du personnage principal de l’œuvre d’Aristophane, Lysistrata, une héroïne en révolte qui, par tous les moyens, veut faire cesser la guerre du Péloponnèse. Les chorégraphes Roser Montlló et Brigitte Seth ont proposé à Marie Dilasser d’écrire une pièce librement inspirée de la tragi-comédie antique. Sur scène, neuf interprètes jouent indifféremment les hommes, les femmes, les enfants, le chœur et les figures singulières de cette histoire pour tenter de comprendre les mécanismes qui mènent à la guerre.

Agenda danse février 2026, photo de couverture © Gregory Batardon pour Damien Jalet.
